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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 06:09

 

 

    La Croix a mille couleurs et formes dans la vie de chacun, tant nous sommes tous uniques, différents, et tant elle est faite pour chacun sur mesure. Il s'agit de l'accepter pour la laisser
nous rapprocher de Jésus. Cette acceptation n'est rendue possible que par un don de la Grâce, comme les saints en ont bien fait l'expérience. Expérience de la tempête intérieure apaisée par la grâce du Seigneur...

 

    Voici une petite histoire :


Un homme était en chemin, portant sa croix. La route était longue, le chemin montait, la croix lui semblait si lourde...
Fatigué, il s’arrêta un moment au bord de la route.
C’est alors qu’une petite voix mielleuse lui susurra à l’oreille : « Ta croix est trop lourde ? Mais voyons, c’est simple :
prends cette scie et coupes-en un morceau ! Juste quelques centimètres, personne n’y verra rien et elle sera plus légère... »
L’homme se dit qu’après tout l’idée n’était pas si mauvaise et il s’exécuta.

    Il continua sa route et arriva au bord d’un précipice. Comment passer ? En observant les gens qui étaient devant lui, il s’aperçut qu’ils plaçaient leur croix en travers du ravin et s’en
servaient comme d’une passerelle pour traverser. Il essaya de les imiter et... c’est alors qu’il comprit l’erreur qu’il avait faite en coupant sa croix : elle était devenue trop courte et n’allait pas jusqu’à l’autre côté du précipice...

Aujourd’hui, Jésus entre LIBREMENT dans sa Passion. Acceptes-tu de mettre tes pas dans les siens, LIBREMENT, de prendre ta croix sans en couper un morceau ?
Et alors, avec Lui et par Lui, tu pourras « traverser les ravins de la mort » (cf. Ps 22) en étant victorieux...

 

 

    Saint Padre Pio, dans une lettre à son père spirituel, s'écriait « Dans la profonde amertume où je suis condamné, je n'ai d'autre invocation que celle-ci : Pourquoi m'as-tu abandonné ?
Mes pauvres efforts n'arrivent pas à endiguer cette fougue féroce : je suis sans vie, je ne suis plus en mesure de tenir et d'endurer. (...) Dites à Jésus qu'il cesse d'être un tyran pour moi... » Dans la même période il écrit « Je ne cesserai d'appeler au secours... ».

    3 ans plus tard, après maintes ardentes prières adressées au ciel, il écrit à son père spirituel : « Soyez assuré, père qu'en ce moment mon esprit n'est ni secoué, ni inquiet. Je n'ai d'autres sentiment que d'avoir et de vouloir ce que Dieu veut. »

    Mais ces épreuves sont un passage obligé pour un chrétien qui veut suivre le Christ jusqu'au bout. Elles sont un vrai moyen de sanctification, comme le montre cette anecdote des Pères du désert :


« L'abbé Poemen a dit de l'abbé Jean Colobos qu'il avait prié Dieu et que ses passions lui avaient été enlevées et qu'il n'avait plus de soucis. Et il s'en alla dire à un vieillard : 'Je me vois tranquille et sans aucun combat.' Alors le vieillard lui dit : 'Va et supplie Dieu que le combat te revienne ainsi que l'affliction et l'humilité que tu avais précédemment ;

car c'est par les combats que l'âme progresse. '

Il supplia donc Dieu, et quand venait le combat, il ne priait plus pour qu'il lui soit enlevé, mais il disait 'Seigneur, donne-moi de l'endurance dans les combats ' »

 

p108, p115 et p.135 « lettres de Padre Pio », édition MediaPaul
p95 « Les Chemins de Dieu au désert » éditions de Solesmes

 

 

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