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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 06:54

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St Louis, dans son désir de suivre Jésus, fut séduit (comme beaucoup à l'époque) par le témoignage qui lui fut rapporté de l'amour pour Jésus qu'avait St François.

Il arrivait à vivre dans une certaine pauvreté tout en assumant pleinement ses devoirs de roi, portant de pauvres habits sous sa plus précieuse tunique, mettant de l'eau dans son vin...

Il savait faire preuve d'autorité pour gouverner ses tumultueux vassaux mais aussi d'humilité en allant laver les pieds des pauvres qu'il recevait à sa table. Par crainte de la flatterie, il acceptait jusqu'aux remontrances.

Il voulait convertir le sultan de Tunis mais meurt de la dysentrie pendant la huitième croisade, étendu sur un lit de cendres et les bras en croix... Aussitôt, le ministre général des Frères Mineurs, st Bonaventure de Bagnorea, décréta que tous les prêtres de l’Ordre célèbreraient une messe chaque année à l’anniversaire de la mort du roi. Et il fit lui-même la démarche auprès du Pape, pour obtenir l’ouverture du procès de canonisation

Il fut canonisé en 1297.

Les fiorettis racontent la rencontre de St Louis avec un des premiers compagnons de François, frère Gilles (Fioretti 34):

 

"Comme St Louis, roi de France, allait en pèlerinage par le monde visiter les sanctuaires, et qu'il avait entendu parler de la très grande réputation de sainteté de frère Gilles, il décida dans son coeur et résolut fermement d'aller le visiter. Il vint pour cela à Pérouse où demeurait alors ledit frère Gilles.

 

Et arrivant à la porte des frères, comme un pauve pèlerin inconnu, avec peu de compagnons, il demande avec grande insistance frère Gilles, sans dire au portier qui était celui qui le demandait.

Le portier va donc à frère Gilles et lui dit qu'à la porte il y a un pèlerin qui le demande ; et il lui fut en esprit révélé que c'était le roi de France. Aussi en grande ferveur sort il précipitamment de sa cellule et court-il à la porte ; et sans aucune questions, sans que jamais il se fussent vus, s'agenouillant avec une très grande dévotion, ils se jetèrent dans les bras l'un de l'autre et s'embrassèrent avec la même familiarité que s'ils avaient depuis longtemps entretenu une grande amitié ; mais durant tout cela, ils ne parlaient ni l'un ni l'autre, mais ils restaient embrassés, en silence, donnant tous ces signes de charité et d'amour.

Et après qu'ils furent restés un long espace de temps en cette étreinte, sans dire un mot, ils se quittèrent ; et saint Louis s'en alla continuer son voyage, et frère Gilles retourna à sa cellule.

 

  Au départ du roi, un de ses compagnons demanda quel était celui qui s'était tant embrassé avec frère Gilles, et celui-ci répondit que c'était Louis, roi de France, qui était venu voir frère Gilles. Ce frère l'ayant dit aux autres, ils eurent un très grand chagrin que frère Gilles ne lui eût point adressé la parole ; et s'en désolant, ils lui dirent :

"O frère Gilles, pourquoi as tu été si discourtois qu'à un roi si saint, venu de France pour te voir et pour entendre une bonne parole de toi, tu n'aies rien dit?"

Frère Gilles répondit :

"Mes frères bien-aimés, ne vous en étonnez pas, car si nous n'avons pas pu nous dire une parole l'un à l'autre, c'est parce qu'aussitôt que nous nous sommes embrassés, la lumière de la sagesse divine nous a révélé et manifesté à moi son coeur, à lui le mien ; et ainsi par une divine opération, nous avons connu ce que je voulais lui dire et ce qu'il voulait me dire beaucoup mieux que si nous avions parlé des lèvres, et une plus grande consolation.

Et si nous avions voulu exprimer de vive voix ce que nous ressentions dans nos coeurs, c'eût été pour notre affliction plutôt que pour notre consolation, à cause de l'imperfection du langage humain, qui ne peut exprimer clairement les mystères secrets de Dieu. Et ainsi, sachez avec certitude que le Roi de France est parti admirablement consolé."

 

 

 

 

 

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