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Paix à vous, ce matin nous sommes là pour  contempler la gloire de Dieu qui descend sur nous depuis l’avènement de Jésus Christ notre Seigneur. Sa vie apporte une nouveauté dans notre vie de fils et fille de Dieu.  Nous ne pouvons vivre sans en prendre conscience profondément dans notre corps, notre intelligence, notre cœur. Alors aujourd’hui nous prenons la route avec le Christ qui est là présent avec nous, lui qui a donné sa vie par amour pour nous. Il nous a envoyé l’Esprit qui habite près de Dieu comme consolateur, défenseur, qui nous donne la vie de Dieu.


Comme dit un père de l’Eglise : « Car la gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, et la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu: si déjà la révélation de Dieu par la création procura la vie à tous les êtres qui vivent sur la terre, combien plus la manifestation du Père par le Verbe procure-t-elle la vie à ceux qui voient Dieu » (S. Irénée, hær. 4, 20,7). « La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, et la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu » En d’autre terme pour être simple : Voulez vous être saints ?

 

St Jean dans son Evangile nous propose un chemin tout particulier pour nous. Écoutons –le alors ! L’Evangile commence par nous annoncer que Dieu en la personne du Verbe (du Fils) est venu demeurer chez nous : « le Verbe s’est fait chair et il a campé parmi nous et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient du Père comme Unique-Engendré » (1,14). Je vous propose de contempler sa gloire de nouveau.

Jean-Baptiste annonce qu’il n’est qu’une voix qui crie dans le désert, annonçant le Messie et quand Jésus passe il s’exclame: «Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde » (1,29). L’Esprit saint est descendu sur Jésus au moment du baptême par Jean, indiquant ainsi qu’il est l’ « Elu de Dieu » et qu’il baptisera dans l’Esprit Saint. A ce témoignage de Jean vers Jésus, ses disciples décident de suivre l’« Agneau de Dieu ». Jésus se retourne et leurs dit : Que cherchez vous ? À nous aussi il nous pose la même question ! Et nous lui disons : « Maitre où demeures tu ? », Jésus nous dit « Venez et voyez !».

 


VENEZ et VOYEZ

Alors mettons nous en route. Ces deux verbes reviennent en permanence dans l’Evangile, c’est une invitation à le suivre, viens suis-moi, te répète t’il sans cesse ! Il appelle à le suivre de même avec les mêmes mots Philippe invite Nathanaël. Viens, nous avons trouvé celui dont il est écrit dans la loi, que les prophètes ont annoncé, et bien il est là nous l’avons trouvé : c’est Jésus de Nazareth !


A travers l’appel que Jésus lance à Nathanaël dans un autre « venez et vous verrez », ce n’est plus seulement pour lui, mais tout le peuple d’Israël qui est invité à voir, voir non seulement avec les yeux mais aussi avec les yeux du cœur : c’est une ouverture aux réalités spirituelles. « En vérité, en vérité, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l’homme ». Ce qui veut dire que seul par Jésus nous pouvons être en communication avec Dieu. Avec le baptême de Jésus, les cieux se sont ouverts, l’Esprit est descendu. En Ap 4,1 la vision montre à St Jean, « une porte ouverte dans le ciel ». Maintenant cette communication entre le ciel et la terre est irréversible. Jésus est celui qui fait le lien entre Dieu et l’homme. L’alliance que Dieu a scellée avec les hommes est présente sur la terre par Jésus. Le dessein que Dieu a pour les hommes de les faire habiter dans sa demeure, d’être en communion parfaite se réalise pleinement en la personne de Jésus. C’est le Royaume de Dieu qui est déjà là sur la terre.

La reconnaissance du Messie qu’ils ont trouvé est pour les disciples une avancée vers la lumière, mais ce n’est pas encore le « voir » que Jésus leur a promis. Jésus accomplit les Ecritures, elle trouve leur sens et leur accomplissement en lui. Mais les disciples sont en chemin pour comprendre. Ils accueillent ce qui se passe, et ce qui les dépasse. Le chemin du disciple conduit à une communion où Israël trouvera une participation à la gloire même du Seigneur. Le disciple ne rêve pas d’un au-delà de ce monde, car c’est ici-bas que le Fils de l’homme relie la terre et le ciel. Au lieu de songer à une gloire lointaine, le disciple doit regarder attentivement ce qui se passe, ce qui va se passer à Cana, quand Jésus manifestera sa gloire.

 

VOYEZ

Pour reprendre, Jésus annonce que bientôt les disciples verront la gloire de Dieu se manifester. Voici enfin notre récit, récit d’un mariage à Cana, nous trouvons parmi les invités : Marie mère de Jésus (1ère fois qu’on parle d’elle), Jésus et ses  disciples. La fête est grandiose nous sommes en fin de semaine, le vin coule, un peu trop d’ailleurs car maintenant il en manque. Marie interpelle Jésus qui donne des ordres aux servants de remplir des cruches d’eau. On retrouve cette eau qui est changé en vin dans les verres. L’intendant interpelle le marié et le félicite car tout le monde donne le bon d’abord et après la « piquette ». Alors que lui a fait porter le meilleur à la fin. Voici en bref l’histoire, on s’arrête là si vous voulez, nous pouvons nous exclamer : c’est un miracle ! Rien d’étonnant pour Jésus qui est vrai Dieu et vrai homme.

En fait St Jean ne décrit pas seulement son souvenir des actions faites par Jésus. Quand il écrit le Christ est déjà ressuscité depuis longtemps, les communautés de chrétiens sont présentes dans le bassin de la Méditerranée, la foi s’est propagée. Que veut faire l’évangéliste quand il rédige ces pages ? Pour comprendre nous avons plusieurs temps de lecture :

- celui de Jésus Christ et du passé d’Israël, car Jésus vient accomplir la promesse qu’Israël a reçue : c’est la promesse qui se réalise (Dieu qui a créé l’homme et la femme à son image pour une communion intime - après la chute à cause du péché originel lié à la liberté de l’homme Dieu n’a jamais cessé de faire alliance avec les hommes, à travers Abraham, Isaac, Jacob, Moise, les prophètes). Cette expérience est présente dans la mémoire de ceux qui écoutent Jésus car elle fonde leur avenir. Jésus Christ nous donne la preuve ultime de l’amour que Dieu à pour les hommes, pour nous sauver de notre péché. L’Evangile nous donne le témoignage de cet amour, alors ce qui est écrit ce n’est pas seulement des histoires sur ce qui s’est passé il y a 2000 ans et puis voilà… mais c’est l’objet de notre foi : Jésus Christ est  mort et ressuscité pour nous !

- Jean écrit pour les fidèles de son époque qui vivent de ce mystère de mort et résurrection du Christ, et eux-mêmes transmettrons ces pages qui racontent la vie de celui que tous en Israël attendaient.

 

Lisons avec ces clefs de lecture, ouvrons les yeux de notre cœur, le Seigneur nous appelle et nous entraine dans son chemin pour entrer dans la pleine connaissance de sa vie, de Dieu. Il faut rentrer dans une lecture symbolique du texte, car il y a bien plus qu’une simple description. Dans le texte un terme technique est utilisé par Jean pour parler de la réalité du changement de l’eau en vin : il parle de signe. En fait nous avons deux termes en grecs qui souvent dans les traductions françaises sont traduits par miracle. Pour Jean c’est le terme « semeion » (signe) et dans les autres évangiles le terme « dynamis » (acte de puissance). En fait, l’emploi du terme en Jean correspond à un choix précis car le signe contient 2 aspects : le signe suscite la foi des disciples en Jésus ; et manifeste la gloire de celui qui l’opère. Le signe par définition renvoie, vise autre chose que lui-même : pour Jean l’objectif est la foi.

 

Le thème des noces évoque tout de suite à l’esprit une image biblique, celle d’Osée, ou du Cantique  des cantiques et aussi à Jésus qui nous présente le Royaume de Dieu comme un festin de noces. Tout ceci pour dire l’alliance de Dieu avec son peuple qui se réalisera pleinement dans son Royaume. Au début de l’Evangile, Jean parle du « troisième jour ». Dans la bible, beaucoup d’évènements se sont passés après trois jours, dans la symbolique hébraïque c’est l’indication du temps de Dieu. Prévenu auparavant dans la rencontre entre Jésus et Nathanaël, nous nous attendons à voir cette manifestation de Dieu.

Le vin avec l’huile et le pain sont des éléments nécessaires à la vie de l’homme ; ils sont don de Dieu, signe de la joie, de prospérité, voilà pourquoi dans le Royaume le vin coulera à flot. Amos 3,13-15 : « Voici que des jours viennent, - oracle de Yahvé, et le laboureur joindra le moissonneur, et celui qui foule les grappes joindra celui qui répand la semence ; les montagnes dégoutteront de vin nouveau, et toutes les collines ruisselleront. Je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël ; ils bâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront les vignes et en boiront le vin, ils feront des jardins et en mangeront les fruits. Et je les planterai sur leur sol, et ils ne seront plus jamais arrachés de leur terre, que je leur ai donnée, dit Yahvé, ton Dieu ».

A cana, le vin qui est donné par Jésus est meilleur que le précédent, tout deux vin des noces, mais celui du Christ nous montre que l’alliance atteint sa perfection grâce à son action. Les noces alors qui sont décrites dans le récit préfigure celle entre Dieu et Israël qui deviendra la Jérusalem nouvelle. Si vous êtes attentif au texte on ne parle pas de la mariée : en fait Marie  tient cette place, et en devient la nouvelle Israël. Un mot sur l’intendant : il est là pour attester devant tous le changement de l’eau en vin et de nous orienter vers la figure du marié. « Toi tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ! » Il dit ainsi que Dieu après avoir longtemps attendu, a exaucé le désir profond  d’Israël. Cette alliance entre Dieu et Israël elle se vit par Jésus par sa présence et ses actes.

 

Mettons nous dans le dialogue entre Marie et Jésus, entre les attentes d’Israël et Jésus. Avec Marie, c’est tout le peuple d’Israël qui exprime sa situation de détresse en attendant la promesse et aussi qui dit sa disponibilité à faire ce qu’il demande. « Comme le vin manquait, la mère de Jésus lui dit: " Ils n'ont pas de vin. ». Marie quand elle dit cela ne demande pas un miracle mais décrit la situation dans laquelle se trouve Israël. Elle s’adresse à Jésus avec cœur. Jésus répond sur un autre niveau, Marie parle de vin et Jésus sait qu’il lui revient d’agir bien au-delà selon le projet du Père. Sa réponse et cette apostrophe vers Marie, quand il dit « femme » n’est pas négative car Jésus cherche à changer la perspective de l’auditoire. Il ne rabaisse pas Marie, même au contraire ; dans un autre passage d’évangile il est écrit qu’une femme vient et lui dit « heureuse la femme qui t’a donné le jour et Jésus  répond heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’observent » (Lc 11,27-28). Marie est celle qui a cru, qui médite les évènements et les gardent dans son cœur. Quand il dit « femme » alors il voit désormais non plus la femme qui lui a donné le jour mais Sion Israël qui attend et espère le temps du salut, l’Israël qui porte une promesse, qui vit sa foi en Dieu.


« Mon heure n’est pas encore venu », nous trouvons dans le texte grec cette possible lecture de manière interrogative « n’est elle pas encore venue mon heure ? » Cette heure dont Jésus parle est celle du salut, celle du retour du Fils vers le Père, mais le moment de « cette heure » a déjà commencé par le début du ministère publique de Jésus par ses paroles et ses actes, l’heure est déjà là. L’heure finale est le temps de la croix, de la glorification sur la croix. L’heure est déjà là ; le moment de la manifestation définitive de Dieu a déjà commencé. Le Royaume de Dieu est en marche avec les œuvres (actes) et paroles de Jésus.


Marie se tourne vers les servants et leurs dit ceci, « quoi qu’il vous dise, faites-le », Marie figure de l’Israël, accueille déjà les conditions de la nouvelle et définitive alliance que Dieu va sceller avec Jésus. Cette alliance en Christ est renouvelée, nouvelle dans le sens d’actualisé et qu’elle trouve son accomplissement totale en lui et non qu’avant il n’y avait rien et maintenant Dieu désirerait faire une alliance avec les hommes par le Christ. Marie invite à obéir, elle ne prend pas la place du médiateur, elle donne les conditions pour l’accueillir. Elle a compris sa place dans ce dessin de salut car elle ne dit pas « mon fils » mais bien le pronom il car Jésus n’appartient plus à sa mère, mais bien à Dieu et pour l’humanité à travers Israël.

 

 


Maintenant vous voyez le signe qui se présente à nous, l’important n’est pas le vin mais le changement de l’eau en vin. Le vin nouveau ne peut être dissocié de l’eau dont il vient. Quand Jésus s’adresse aux servants, il leurs dit : « remplissez d’eau ces jarres » et quand ils ont finis, il ordonne seulement de prendre le contenu et de le porter au maitre du repas. Nous ne parlons pas de vin encore. Mais cette eau d’où vient-elle ? Cette eau est symbole de la création originelle lié à l’alliance avec Noé, la naissance de la vie. Les jarres utilisés servent pour les purifications, ce détails n’est pas sans importance. C’est une allusion à la vie d’Israël, à sa vie de foi, son rapport cultuel avec Dieu ; ce Dieu qui l’a créé et qui lui a donné une loi pour vivre selon ces voies. De plus elles sont au nombre de six, chiffre qui est signe d’imperfection dans la symbolique hébraïque (6 jours de la création, le 7ème qui est un jour saint, consacré à lui – Gn 2,3-4). Ces jarres remplies trouvent leur perfection en ce que Jésus est entrain d’accomplir, tout comme ce que disait Jean-Baptiste au baptême, je ne vous baptise que dans l’eau, mais viendra celui qui vous baptisera dans l’esprit. Ces noces sont cette nouveauté, pour souligner cette nouveauté et cette totale gratuité, Jean insiste sur la capacité énorme des jarres (600 litres).

Nous devons nous laisser porter par le texte, par sa symbolique. C’est seulement quand sur l’ordre de Jésus, l’eau est puisée et portée à l’intendant qu’elle devient du vin. « Puisez maintenant et portez… ». Dans la phrase il y a un détail, ce mot « maintenant », veut souligner que le temps est venu pour les noces du Royaume de Dieu. C’est maintenant qu’une ère nouvelle commence, tout est entrain de s’accomplir. Ce maintenant ouvre à une présence qui ne cessera plus jamais. L’alliance trouve sa pleine réalisation dans le changement de l’eau en vin. D’abord l’eau de la création est devenue l’eau de la purification ; ensuite c’est à travers les jarres que cette eau, sur la parole de Jésus, devient du vin. L’alliance faite avec Noé qui signifie la présence de Dieu en toute sa création, a été recueillie par Israël, et c’est à travers Israël que Jésus la reprend pour être consommée dans l’alliance définitive à travers sa mort et résurrection.

 

Qui a vu ce signe ? Marie, les servants et les disciples.  Marie et les servants ont coopéré à cela : Marie par son confiance, et les servants par leur obéissance active. Marie nous entraine à nous ouvrir aux mystères qui se dévoilent devant nos yeux, car elle nous montre Israël attentif à la parole et à l’intervention du Messie. Il y a aussi une coopération entre Jésus qui opère et Israël par ses institutions qui obéit, écoute qui par les servants portent l’eau dans les jarres. Dans cette partie sur ce voir, est ce que j’arrive à reconnaitre dans ma vie les passages du Seigneur ? Là où il a renouvelé cette alliance qu’il a scellée avec nous par amour ? Vous voyez seulement les disciples et Marie (pour les servants par contre nous ne savons rien) crurent en ce signe puissant, car ils étaient disponibles à accueillir la nouveauté de l’Esprit dans leur vie. Ils ont vu la gloire de Dieu se manifester devant leurs yeux, ils comprennent avec leur cœur, que celui qu’Israël attendait est bien là devant eux, devant nous.

 

 

CROYEZ

Pour rentrer encore plus à la vue des signes de Jésus dans la dimension du croire, regardons d’autres passages pour saisir ce qui se joue sous nos yeux. Le discours de la multiplication des pains (Jn 6): c’est un récit où le pain est donné à profusion aussi. Dans le discours qui suit, Jésus nous commande de « boire son sang et manger son corps » donc avec notre récit et la multiplication des pains nous avons les deux éléments, le pain et le vin, qui sont offert à la dernière Cène (Eucharistie). « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour… » (Jn 6,54-ss). Cette alliance que le Christ scelle une fois pour toute par sa vie mort et résurrection. C’est aujourd’hui aussi qu’elle rappelé dans le sacrement de l’Eucharistie. L’Eucharistie qui est le mémorial de la passion et résurrection. Un père de l’Eglise, St Cyrille écrit pour ses fidèles : « Ne va pas te demander si c’est vrai, mais accueille plutôt avec foi les paroles du Seigneur, parce que Lui, qui est la Vérité, ne ment pas ». Alors quand tu vois l’action du Seigneur devant toi, accueille dans le plus profond de ton cœur. Nombreux sont les miracles qui se reçoivent sans faire de bruit.

Au pied de la croix, Marie reçoit l’humanité (« femme  voici ton fils […] voici ta mère »). Marie est la « matrice » en laquelle naît et grandit, se forme et se développe tout membre du nouvel Israël : qui deviendra l’Eglise. A la mort de Jésus au coup de lance par le centurion, à la vue du sang et de l’eau qui sortit du coté, il nous a dit : « celui qui a vu rend témoignage – son témoignage est véritable, et celui-là sait qu’il dit vrai – pour que vous aussi vous croyiez » (Jn 19, 35). Et puis « le premier jour de la semaine » Marie de Magdala revenu du tombeau appelle les apôtres pour leur annoncer la nouvelle de la résurrection, Pierre et Jean coururent au tombeau à leur tour. Pierre est entré, l’autre disciple entrant à son tour dans le tombeau. « Il vit et il crut » (Jn 20,8). Le terme voir veut désigner non pas une perception visuelle mais un regard avec les yeux du cœur, une perception qui prend tous les sens qui est aussi une connaissance le faisant croire, aboutissant à la foi. Pour ce disciple, le tombeau vide est la foi en lui qui s’allume.

 

Ce parcours que le peuple d’Israël est entrain de faire nous aussi nous devons le vivre. Nous devons nous prononcer  pour Jésus et accepter de se mettre en route. Pour nous chrétiens le baptême est ce début de route avec le Seigneur. Au Chapitre 3 de Jean, Jésus rencontre Nicodème, et l’invite à renaitre d’En-Haut, de l’Esprit, renaitre à une vie nouvelle de fils bien-aimé et fille bien-aimée de Dieu. « Afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle."  En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui  ne périsse point mais ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé  par lui » (Jn 3,15-17).

 

 

 

 

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