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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 00:50

Lettre de liaison des jeunes amis des Franciscains Conventuels, de Belgique et de France.

R. a 28 ans. Drogue, pas d’avenir, peu de présent, pente vers l’abîme.
Sa mère désespérée l’invite à venir au Couvent, à une messe du mardi, là où saint Antoine intercède des miracles auprès de l’Eternel. R. y vient en traînant les pieds, comme un ado, en râlant comme un gamin. Fin de la messe, sa mère lui propose d’aller vénérer la relique d’Antoine. Il y va sans y croire, comme un païen. « Demande ce que tu veux », dit la maman ; il regarde sa main, handicapée ; il dit, sans y penser, comme un petit du Royaume : « je voudrais pouvoir rejouer au basket ».

Sa main est guérie, il est abasourdi ; sa mère aussi mais elle comprend le Signe et lui explique l’amour de Dieu.

R. est aujourd’hui fidèle au groupe des jeunes, il témoigne. Il a jeté la drogue, repris l’école, il s’est relevé d’entre les agonisants, vivant en Jésus, comme un homme, comme un sauvé.

J.P. a 50 ans, père de deux enfants. Il nous suit un certain soir à une « session de guérison » à l’église saint Jean Berckmans. Puis ce fut la nuit, puis encore le jour, puis la nuit.
Puis JP vient nous voir, le 3ème jour, illuminé ; il dit : « J’ai attendu deux jours pour te le dire, tellement ça me semblait impossible : quand vous m’avez béni avec le Saint Sacrement, j’ai senti comme un bâton qui sortait de mon dos ; j’avais mal depuis des années, depuis ce soir-là, plus rien. Regarde, regarde, je peux bouger dans tous les sens » ! Démo ; joie joie joie.

Bouger pour Dieu, se bouger pour Dieu : Dieu se bouge pour toi.

Jésus Christ a 2014 ans, Il est la Parole de Dieu faite homme ; Il est éternel, comme son amour merveilleux qui se voit sur la terre comme au Ciel. Il est ressuscité et vivant au milieu de nous, agissant dans les cœurs et les corps par des signes de puissance par lesquels il ramène les fils vers le Père.

« Il a accompli encore bien d’autres signes, qui ne sont pas relatés. Ceux-là l’ont été pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (cf. Jn 20, 30-31). Alléluia.

Frère Daniel-Marie

  • 20-30 juillet : camp des ados en France

  • 6-18 août : pélé des 18-30 ans en Terre Sainte.

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 17:57

Lettre de liaison des jeunes amis des Franciscains conventuels de Bruxelles et de partout

Il chante : ce n’est pas une occupation, c’est presque son identité : chanteur ; pas chanteur professionnel, chanteur identitaire. En plein centre de Bruxelles ; plus haut que les sirènes de pompiers et de police, plus fort que les cornes des grues et les klaxons. « Je chanterai justice et bonté, à toi mes hymnes, Seigneur » (Ps 101).

C’est un merle ; pas n’importe quel merle, tu vas voir ; car des merles j’en ai vu et entendu des milliers dans ma vie : à Lyon, à Rivotorto et Assise, à Rome, à Narbonne, à Cholet ; beaux becs jaunes sur plumage de tenue de combat ou robe de soirée : noires.

Tout l’an dernier, il a chanté, pour nous accueillir à Bruxelles-pavés-goudron-façades : « De tout votre cœur chantez et célébrez le Seigneur » (Ep 5,19). Lorsqu’après une louange glorieuse le Repos se posait sur les âmes, il chantait encore, là dehors, Antenne sur les antennes, antienne : « Je te chante Seigneur devant les anges » (ps 137), la musique ne cessera pas, le silence est louange.

Il a chanté même la nuit ; tu vas me dire : ça c’était un rossignol ; non, c’était LE merle ; je sais reconnaître un rossignol, celui qui fait dresser l’oreille à tout un camp de jeunes au bord de la Sèvre, à une heure du matin ; CE merle-ci a chanté même la nuit, oui, à Brux, « même la nuit mon cœur m’avertit » (ps 15), je n’en croyais pas mes oreilles mais mon cœur comprenait : Dieu peut tout, ta nuit n’est pas solitude.

J’aime Bruxelles, lieu où Dieu fait chanter la nuit.

Tu doutes encore de Lui ? Alors voilà : un matin, j’étais pas très en forme ; pour tout dire, j’allais à mon examen de fin d’année de Néerlandais, pas très motivé ; soudain, là, sur le trottoir, à côté de l’étudiant grognon, IL se pose sur les plots anti-stationnement (frappés de l’insigne de Saint Michel Archange), et volette volette volette, il me précède… Du jamais-vu, jamais-entendu.

Dieu s’intéresse-t-il à mon examen de Néerlandais ? Ou plutôt à ta parfaite joie ? C’est l’incarnation: Dieu s’abaisse sur le trottoir.

C’était l’époque où j’avais cessé d’écrire la Cholettre-Bruxellettre (« il y a le site, ça suffit »). Là-même, le merle a disparu. Envolé.

Il vient de revenir ; non pas pour me chanter d’écrire : mais pour t’écrire de chanter, chanter, chanter. «: Chantez au Seigneur un Cantique nouveau » (Ps 95, 1) .

Chante, alors, car Dieu chante ; élève ton cantique de victoire au-dessus des sirènes, pose ta voix au plus bas des démarches traînantes, et sur les plages ventées, et dans les bocages aux aguets des nobles combats, et sur les parkings au goudron fatigué…

« Chantez au Seigneur car il a fait éclater sa Gloire » (Ex 15,21).

« Et j’entendis un cœur chanter : Alléluia » (Ap 19,1).

Avec toute mon affection priante et chantante,

Frère Daniel-Marie.

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