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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 06:38

« Vous êtes ressuscités avec le Christ » (Col 3,1) !!! Je te lance ce même cri d’exhortation que saint Paul lança pour ses chers chrétiens. Je reconnais l’œuvre de l’Esprit dans ta vie !


Où trouvons-nous la manière de vivre en « ressuscités avec le Christ » ? Tu as un chemin nouveau devant toi, 50 jours te séparent de Pentecôte, alors cours plus vite pour conquérir ces
terres nouvelles, pour acquérir un Esprit nouveau. Plonge-toi maintenant dans les béatitudes (Mt 5, 1-12) : voilà le vrai « catho style » ! De ta vie, le monde reconnaîtra la vie du Christ ressuscité.
Marche sur le chemin de la douceur, de la consolation pour les affligés, du pardon et de la miséricorde, de la pureté du cœur dans une vie chaste, de la paix et de la joie parfaite !
50 jours pour désirer cette expérience bouleversante de l’amour gratuit de Dieu dans la rencontre du Christ vivant. Ouvre ton cœur et persévère sur ce chemin commencé pendant le carême.
L’Esprit Saint souffle sans cesse, laisse-Le s’engouffrer chez toi !
Esprit Saint,
fais en moi ton œuvre pour vivre en ressuscité(e) !
N’aie pas peur !
En attendant Pentecôte,
retrouvons-nous à l’Ascension,
rendez-vous dans 40 jours...

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 06:34

Il est vraiment ressuscité !

 

 

Je ne peux pas y croire !!!
- Je ne veux pas y croire.
- Je ne veux pas y penser : cette idée me dérange.
- Personne n’est jamais revenu de l’autre côté pour me le dire.
- Ma grand-mère est morte, elle, et je suis trop en colère.
- Je veux toucher, je veux des preuves de l’existence de Dieu.
- Il y a trop de mal dans le monde : où est la victoire de Dieu ?
- Et alors ? Qu’est-ce que ça change à mon quotidien banal ?
- Et alors qu’est-ce que ça change à mes plaisirs quotidiens ? (bof, en fait je m’ennuie à mort et j’essaie de remplir, mais après ???)
- Stop : je me suis fait trop souvent avoir avec les bonnes nouvelles.
- Ce serait vraiment trop beau !
- Ça changerait trop de trucs dans ma vie, si c’est vrai.
- La science expliquera un jour tous ces tours de passe-passe.
- Quand j’étais gosse, je savais encore m’émerveiller de tout ; je suis devenu prudent : l’émotionnel n’est pas bon conseiller.
- Oui, je sais, je suis déjà chrétien ; le cycle liturgique, je connais, c’est tous les ans pareil.
- Joker
- Certains de mes amis ont eu des apparitions, des anges !!! Mais lui, ils ne l’ont pas vu !
- Je suis trop fatigué pour courir voir un tombeau vide...
- Ce serait trop facile, un Dieu qui résout tous les problèmes !

- Je préfère m’arranger tout seul...
- Le prix du carburant a encore augmenté.
- Le kebab a changé de gestion.
- Ça me bouleverse trop, d’y penser vraiment.
- Oh, l’Eglise, avec toutes ces histoires, vous voyez ce que je veux
dire...
- Même certains disciples n’y ont pas cru, alors moi...
- Il était pas vraiment mort...


Je crois parce que c’est absurde !
C’est certain, parce que c’est impossible !
(Tertullien, 2ème siècle)


Et puis, ça me réjouit le cœur...
Et maintenant, je peux répondre, une par une, à toutes ces objections : petit exercice kérygmatique d’évangélisation.

 

Il EST VRAIMENT RESSUSCITE!!

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 06:20

 

 

    Folie pour le monde mais Sagesse pour Dieu, la croix est un empêchement et une sanction affreuse pour les païens, un obstacle. Pour le croyant, c’est un obstacle changé en moyen, un
chemin de sanctification.

 

   Ta décision est claire et définitive : ce que tu as considéré jusqu’ici comme un obstacle sera dès à présent un moyen ! Tentations, distractions, difficultés intérieures et extérieures, jusqu’ici tout cela t’a arrêté et découragé ; dès lors tout cela te servira de tremplin pour t’élever vers Dieu. De ces gâchis, tu ne verras plus qu’une invitation pressante à t’unir davantage à ton Dieu par un acte de foi, de confiance, d’amour et d’abandon.

 

  Ta décision est claire et définitive : tu te serviras de tes faiblesses pour faire vivre en toi le Christ. Comment ? En dominant les contingences et tous tes adversaires d’autrefois ;
ceux-ci t’aideront dans l’avenir à t’approcher de ton idéal. C’est-à- dire que tu mets tout ton être à la disposition de Dieu, et dès que tu sens que tu perds de vue Jésus à un moment quelconque de ta journée, vite, comme un pèlerin, reviens et dis ce simple mot : « Jésus ! » ou bien « Maman Marie ! »

    De même, lorsque tu sens que ta parole se relâche, que des mots d’envie, de jalousie, de peur, de manque de foi, des mots d’angoisse se projettent du fond de ta gorge pour sortir en abus de langage, en péroraison, en bavardages, en filouteries ou en câlineries vaines, alors, tout de suite et mentalement, cours au pied de la croix et crie : « Jésus ! » Implore : « Jésus ! » Appelle : « Maman Marie ! » Ils viennent, apaisent ton cœur, lissent tes nerfs, calment tes craintes. De jour en jour, d’heure en heure, tu constates que ce sont précisément les moments où l’union à Dieu fait défaut qui sont marqués par des chutes.

 

    Pour les lectures, les images, la télé et l’ordinateur, le téléphone, quand tu te retrouves en ces endroits où il est si dur d’honorer Dieu, de lui rester fidèle, appelle ton ange gardien, par
son nom ! Appelle le saint ou la sainte envers qui ta dévotion t’incline, faites ensemble ces trajets incessants parmi ces “moyens modernes de communication”, main dans la main, cœur à cœur, épaule contre épaule.


    Tes moments de repos, tes activités avec tes ami(e)s, tes idées, tes désirs, engendre-les dans le coeur de Dieu. Comment ? Prie, prie toujours et souvent la Très Sainte Vierge qui fera croître en toi son Fils, jusqu’à t’animer d’une ferveur nouvelle. Cette ferveur nouvelle t’amènera à l’eucharistie, qui sera la source et le sommet de ta vie. Tes croix sont lourdes à porter ? Dieu te relève.
Tu es faible ? Jésus, Marie, ton ange gardien, ton saint dévoué, ta sainte aimée t’aident. Chaque croix est un signe de plus de ta foi.

Quel défi pour aujourd'hui ?

Jésus le dit : « Celui qui veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive ». Voici déjà un projet de vie qui est à lui seul un défi et c'est bien ce qui fait qu'il attire et vaut la peine d'être vécu. Le chemin de la sainteté est simple mais pas si facile à suivre, n'est-ce pas ? Mais les choses les meilleures ne sont jamais les plus faciles. Réjouissons-nous déjà de savoir que la sainteté n'est pas un idéal haut perché, mais une réalité promise par Dieu
lui-même et donc, par sa grâce, atteignable.

 

 

Il s'agit donc de prendre sa croix pour le suivre. Sans elle, impossible de demeurer dans le bon chemin. Le défi d'aujourd'hui est donc un défi tout simple en deux parties, qui vient prendre place dans ce grand défi qu'est cette Vie qui nous est donnée à vivre.

 

 

DEFI
Aujourd'hui, tu es convoqué pour un défi !


Premier point : Nommer quelle est ma croix aujourd'hui. Car la croix évolue avec moi, puisque nous sommes faits pour cheminer ensemble, il y a celles qui
me purifient, celles qui m'unissent au Christ, celles qui me rendent semblable à lui...
Suis-je capable aujourd'hui de nommer quelle est ma croix que je dois accepter et embrasser pour suivre le Christ ?


Alors, aujourd’hui, je prends un petit temps de silence intérieur pour réfléchir à ce que je vis en ce moment.
Quel est ce lieu, cette personne, cette chose, qui me fait mourir un peu à moi-même et que j'ai tant envie d'ignorer, de fuir, mais par laquelle le Seigneur m'invite à passer ? Pour être son disciple, Il me dit : « Voici pour toi, aujourd'hui, le chemin pour apprendre l'Amour. »
Quelque chose de peut-être très simple ou en apparence tout petit, mais qui pour moi est une épreuve quotidienne, une petite mort, à traverser pour une grande résurrection. Sans doute ai-je besoin des lumières de l'Esprit pour pouvoir la reconnaître avec clarté et la grâce divine m'est absolument nécessaire pour pouvoir l'embrasser. Si Dieu me donne la grâce de pouvoir la nommer précisément, alors je l’écris et la mets dans mon coin prière.

 

Je peux passer à la deuxième partie du défi qui consiste à demander ardemment à Dieu la grâce d'accepter cette croix, de l'embrasser, ou ne serait-ce que l'envie de l'accepter. Et il pourra changer cette mort en chemin de vie, en jaillissement d'amour.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 06:14

 

    La croix est le signe du sacrifice divin et de la réconciliation du ciel et de la terre. Elle est aussi le symbole de cette union que la charité doit réaliser entre nous, par le progrès de
notre vie spirituelle. Des signes et des saints nous sont donnés pour que nous comprenions mieux et qu’à leur suite nous agissions. Ils nous choisissent ; de cette communion au ciel il y a
des traces ici-bas : suivons-les.

 

    Quand un Padre Pio, exclu de tout mais bien positionné dans le cœur de Dieu et de sa charité, a le projet de faire bâtir un hôpital pour enfants malades, que de difficultés, que d’obstacles, de refus, de remises en cause ! « Tournez votre pensée vers Jésus Crucifié, dit-il, vers son corps déposé entre vos bras et dites : — Voilà mon espérance, la source de ma joie ! Je m’attache à Toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant que tu m’aies mis en
sécurité (Ép. 3, 570).

 

    De sécurité, hormis Jésus, Padre Pio n’aura jamais eu. Certains de ses confrères le lâcheront, le harcèleront, le dénonceront au Saint Office comme falsificateur et le poursuivront de leur vindicte, allant même jusqu’à l’espionner lors de ses confessions dont certaines seront enregistrées à son insu, dans une tentative déloyale de le piéger. Lui, que dit-il ? « Demandons au Seigneur Jésus de nous donner l’humilité, la confiance et la foi de sainte Claire ; faisons comme elle : prions Jésus avec ferveur, abandonnons-nous à lui, faisons preuve de détachement envers tout cet apparat mensonger du monde, où tout est folie et vanité. »

 

    Sans relâche, Padre Pio poursuit son œuvre, mais voici qu’on l’attaque maintenant jusqu’au cœur de sa vie spirituelle. Des enquêtes, menées par des clercs sans vergogne, concluent à la supercherie de ses stigmates ; ils le discréditent aux yeux des
foules ; il lui est interdit de dire sa messe en public. Pourtant, sa voix apaise : « Votre patience sera parfaite si vous évitez troubles et soucis inutiles. Si le Bon Dieu veut prolonger l’heure de l’épreuve, ne vous plaignez donc pas, ne cherchez pas à en savoir le pourquoi, mais portez votre croix. »

    Jusqu’à sa dernière heure, Padre Pio restera fidèle à Jésus. Il sera béatifié en 2002. Quant à son hôpital pour enfants malades, c’est désormais l’un des plus performants au monde.

 

 

Padre Pio, qui a porté la croix de Jésus jusque dans sa chair comme son maître saint François, nous porte son témoignage : « Cultive ta vigne d’un commun accord avec Jésus.
À toi revient la tâche d’enlever les pierres et d’arracher les ronces. À Jésus celle de semer, planter, cultiver et arroser. Mais même dans ton travail, c’est encore Lui qui agit. Car sans le
Christ, tu ne pourrais rien faire. »

 

 

Ose la croix !

 

 

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 06:09

 

 

    La Croix a mille couleurs et formes dans la vie de chacun, tant nous sommes tous uniques, différents, et tant elle est faite pour chacun sur mesure. Il s'agit de l'accepter pour la laisser
nous rapprocher de Jésus. Cette acceptation n'est rendue possible que par un don de la Grâce, comme les saints en ont bien fait l'expérience. Expérience de la tempête intérieure apaisée par la grâce du Seigneur...

 

    Voici une petite histoire :


Un homme était en chemin, portant sa croix. La route était longue, le chemin montait, la croix lui semblait si lourde...
Fatigué, il s’arrêta un moment au bord de la route.
C’est alors qu’une petite voix mielleuse lui susurra à l’oreille : « Ta croix est trop lourde ? Mais voyons, c’est simple :
prends cette scie et coupes-en un morceau ! Juste quelques centimètres, personne n’y verra rien et elle sera plus légère... »
L’homme se dit qu’après tout l’idée n’était pas si mauvaise et il s’exécuta.

    Il continua sa route et arriva au bord d’un précipice. Comment passer ? En observant les gens qui étaient devant lui, il s’aperçut qu’ils plaçaient leur croix en travers du ravin et s’en
servaient comme d’une passerelle pour traverser. Il essaya de les imiter et... c’est alors qu’il comprit l’erreur qu’il avait faite en coupant sa croix : elle était devenue trop courte et n’allait pas jusqu’à l’autre côté du précipice...

Aujourd’hui, Jésus entre LIBREMENT dans sa Passion. Acceptes-tu de mettre tes pas dans les siens, LIBREMENT, de prendre ta croix sans en couper un morceau ?
Et alors, avec Lui et par Lui, tu pourras « traverser les ravins de la mort » (cf. Ps 22) en étant victorieux...

 

 

    Saint Padre Pio, dans une lettre à son père spirituel, s'écriait « Dans la profonde amertume où je suis condamné, je n'ai d'autre invocation que celle-ci : Pourquoi m'as-tu abandonné ?
Mes pauvres efforts n'arrivent pas à endiguer cette fougue féroce : je suis sans vie, je ne suis plus en mesure de tenir et d'endurer. (...) Dites à Jésus qu'il cesse d'être un tyran pour moi... » Dans la même période il écrit « Je ne cesserai d'appeler au secours... ».

    3 ans plus tard, après maintes ardentes prières adressées au ciel, il écrit à son père spirituel : « Soyez assuré, père qu'en ce moment mon esprit n'est ni secoué, ni inquiet. Je n'ai d'autres sentiment que d'avoir et de vouloir ce que Dieu veut. »

    Mais ces épreuves sont un passage obligé pour un chrétien qui veut suivre le Christ jusqu'au bout. Elles sont un vrai moyen de sanctification, comme le montre cette anecdote des Pères du désert :


« L'abbé Poemen a dit de l'abbé Jean Colobos qu'il avait prié Dieu et que ses passions lui avaient été enlevées et qu'il n'avait plus de soucis. Et il s'en alla dire à un vieillard : 'Je me vois tranquille et sans aucun combat.' Alors le vieillard lui dit : 'Va et supplie Dieu que le combat te revienne ainsi que l'affliction et l'humilité que tu avais précédemment ;

car c'est par les combats que l'âme progresse. '

Il supplia donc Dieu, et quand venait le combat, il ne priait plus pour qu'il lui soit enlevé, mais il disait 'Seigneur, donne-moi de l'endurance dans les combats ' »

 

p108, p115 et p.135 « lettres de Padre Pio », édition MediaPaul
p95 « Les Chemins de Dieu au désert » éditions de Solesmes

 

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 06:56

 

Le sens de la Croix...

 

 

    Comment la Croix peut-elle avoir un sens ?
Comment ma croix à moi, ma ou mes galères petites ou grandes, de tous ordres (combat spi, pardons impossibles, boulot trop dur et j’en passe...), comment cela aurait-il un sens ? Je
voudrais tellement la faire disparaître de ma vie, cette croix trop lourde, et pourtant elle se dresse à tous mes carrefours...

 

    Si tu penses cela... tu es parfaitement normal ! Parce qu’humainement, la croix n’a pas de sens, c’est justement le lieu du non-sens, de la souffrance la plus horrible, de la mort la plus
humiliante... Comme le dit saint Paul, « le langage de la Croix est folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut (...) il est puissance de Dieu » (1Co1, 18).

 

    Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que par tes propres forces, tu es absolument incapable d’entrer dans le sens de cette croix. Elle dépasse tes raisonnements humains.

 

    Accepte-le.
    Accepte de te laisser dépasser, submerger par la folie d’Amour de ton Dieu, ne cherche pas à le faire rentrer dans tes petites cases, je t’en supplie !

 

    Ce sens de la Croix, c’est de Jésus que tu vas l’apprendre. Sainte Claire te dit : « Regarde-Le, médite-Le, contemple-Le, et n’aie d’autre désir que de l’imiter » (2e L à
Agnès). Contemple Jésus sur la Croix, non pas vite fait en passant, mais longuement et en profondeur. Ecoute-Le aussi. Et alors, peu à peu, à la lumière du Saint-Esprit, tu pourras commencer à comprendre que cette Croix qui était le lieu de la mort et du non- sens, Jésus en a fait, par sa Passion et sa Résurrection, le lieu du plus grand Amour ! Quelle révolution !

 

    Sur ton chemin de vie, au fur et à mesure que ton cœur s’ouvre à cet Amour, tu comprends peu à peu qu’il est impossible d’aimer en vérité sans ouvrir ton cœur comme Lui a fait sur la Croix, sans devenir vulnérable, sans souffrir. Mais tu comprends aussi que, par Jésus, cette souffrance peut devenir féconde, cette Croix peut devenir le lieu de la victoire sur la mort !

 

    Alors, acceptes-tu de marcher à sa suite ?... Pas pour rechercher la souffrance, non ! Mais pour apprendre à aimer jusqu’au bout comme Lui ! Il te laisse libre d’accepter ou de refuser...

 

    Si tu Lui dis OUI...
Alors ta Croix ne disparaîtra pas par magie, mais peu à peu, pas à pas, elle prendra sens et deviendra glorieuse...

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 06:19

 

A la suite de Marthe Robin

 

 

    Aujourd’hui, n’ayons pas peur de mettre nos pas dans ceux de Marthe Robin pour approcher le mystère de la Croix. Sa vie est déroutante et peut même effrayer...mais si nous demeurons
dans la confiance des petits enfants envers leur Père céleste, qui veut notre seul bien, nous pouvons accueillir ce que Marthe nous dit par sa vie offerte au Crucifié.

 

    Marthe Robin est née en 1902 et morte en 1981. Elle a fait naître avec le Père Finet les Foyers de Charité. Elle a accueilli des milliers de personnes, les écoutant et les conseillant. Pendant 50 ans, chaque semaine, elle a revécu la passion du Christ. Seul l’amour pouvait la conduire sur ce chemin de conformité avec le Bien-Aimé.

 

« Tout par amour, et tout sera divin ; tout diviniser pour que tout soit sanctifié : aimer pour expier, aimer pour mériter, aimer pour supporter, aimer pour consoler, aimer pour
comprendre, aimer pour donner, aimer pour s’oublier, aimer pour pardonner, aimer pour aimer, aimer pour guérir, aimer pour renaître.

 

J’éprouve des douleurs très vives de toutes parts, principalement dans la tête, l’estomac et le dos. Sans Jésus ce serait intolérable, avec Lui je dis Fiat et merci, alors tout m’est doux et bon.


Jésus me demande de ne point trembler, ni craindre. C’est pourquoi, ô mon âme, ce Dieu si aimé ne t’écrasera jamais d’une croix trop lourde à porter.

 

La confiance absolue est la base de tout.

 

Sur la Croix, missionnaire d’amour, calice pour contenir l’amour aux bords trop pleins, pour déborder sur le monde. » (5 décembre 1930)

 

« Soutenez ma faiblesse, ô mon Sauveur Jésus. J’unis mon obscurité à la vôtre, lorsque prosterné la face contre terre au jardin des Oliviers Vous ne receviez pour toute consolation qu’un calice à boire et une croix à porter. Envoyez-moi votre ange en ce moment solennel !

 

La grande question de la vie n’est pas de faire ce que nous voudrions, mais bien de savoir et de faire ce que Dieu demande et veut faire de nous. » (13 décembre 1930)

 

« Etre intimement uni à Jésus, c’est être crucifié.
Notre Seigneur a tant de demi-amis qui veulent recevoir les douceurs qu’on goûte à son service, mais refusent de partager ses souffrances, ses abandons. C’est pourquoi son Cœur se dilate quand Il trouve des âmes qui le laissent faire, s’imprimer si profondément en elles qu’elles vont jusqu’à dire : ce n’est plus moi qui vis, c’est Jésus crucifié qui vit en moi. » (7 février 1931)


« Que faut-il pour consoler et réjouir le Seigneur ? Des âmes aimantes et fidèles à la grâce, des âmes généreuses, des âmes sacerdotales. Si nous savions tout ce que son Cœur aimant peut recueillir d’Amour dans un soupir de douleur, un sourire qui cache des larmes. » (7 octobre 1931

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 06:12

 

 

« Ce dessein divin de salut par la mise à mort du « Serviteur, le Juste » (Is 53,11) avait été annoncé par avance dans l’Ecriture comme un mystère de rédemption universelle, c’est- à-dire de rachat qui libère les hommes de l’esclavage du péché. » (CEC 601)

 

    Jésus meurt pour mes péchés ; tous ces manques d’amour, toutes ces actions contre la volonté de Dieu qui encombrent ma vie. Il choisit librement et par amour d’être livré à la mort pour que je sois sauvé. Mais sauvé de quoi ?

 

Chaque péché, petit ou grand, que je commets, est une offense à la Miséricorde de Dieu. Dieu n’est pas aveugle, il connaît chacune de mes fautes et celles-ci demandent réparation, pour que justice soit faite. « Les péchés des hommes, consécutifs au péché originel, sont sanctionnés par la mort. » (CEC 602)

 

Dieu est toute justice, le seul juge véritable, et Il est toute Miséricorde. Son Amour pour nous est tel qu’Il choisit de donner son Fils plutôt que de nous condamner. Le seul homme qui
n’ait jamais péché, le seul innocent et pur, Jésus, « Dieu l’a fait péché pour nous, Lui qui n’avait pas connu le péché, afin qu’en Lui nous devenions justice pour Dieu » (2 Co5, 21).

 

Jésus prend sur Lui toutes mes fautes, toutes les fautes de l’humanité, jusqu’à être identifié au péché, qu’Il fait mourir sur la croix en donnant sa vie pour nous.

 

« En livrant son Fils pour nos péchés, Dieu manifeste que son dessein sur nous est un dessein d’amour bienveillant qui précède tout mérite de notre part : « En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est Lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés » (1 Jn 4,10). « La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort
pour nous » (Rm 5,8). » (CEC 604)

 

    Cet amour est sans exclusion, chacun bénéficie en particulier du don unique du Christ à la croix. La mort du Juste, déjà éclairée par la lumière de la résurrection, sauve le peuple
entier. « C’est « l’amour jusqu’à la fin » (Jn 13,1) qui confère sa valeur de rédemption et de réparation, d’expiation et de satisfaction au sacrifice du Christ. Il nous a tous connus et aimés dans l’offrande de sa vie. » (CEC 616)

 

« Ce sacrifice du Christ est unique, il achève et dépasse tous les sacrifices. Il est d’abord un don de Dieu le Père Lui- même : c’est le Père qui livre son Fils pour nous réconcilier avec
Lui. Il est en même temps offrande du Fils de Dieu fait homme qui, librement et par amour, offre sa vie à son Père par l’Esprit Saint, pour réparer notre désobéissance. » (CEC 614)

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde,
prends pitié de nous !

 

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 06:59

 

Dimanche à 100% avec Lc 22, 14 - 23,56

 

Ta vocation chrétienne : être fille, fils dans le Fils... Par Jésus, avec lui et
en Lui « passer de ce monde au Père » (Jn 13, 1)

 

    La grâce de Pâque est la grâce de ce « passage » de l’esclavage de l’Egypte à la Terre Promise, de la mort à la Vie...
Un « passage » bien concret dans ta vie pour cette Pâques 2013... Pour cela un seul Chemin : contempler Jésus, comme les lectures de ce dimanche nous y invitent. Le contempler au cœur de la Passion, dans la plénitude de sa vocation de Fils. Au cœur de son combat contre Satan et les forces du Mal... Rappelle-toi les tentations de Jésus au désert (1er dimanche de Carême : Mt 4). « Le démon s’éloigna de Lui jusqu’au moment fixé ».


L’heure de la Passion, des Ténèbres... le moment de la victoire finale...

Attention ! Suis-moi bien ! Un seul Chemin, trois pistes ! Être fille, fils dans le Fils c’est être comme Lui : Prêtre, Prophète et Roi.

 

Être prêtre, c’est être pauvre ! Pour vaincre la 1ère tentation, celle du « Pain ». Sortir de la convoitise, de l’immédiateté, de la distraction (au sens fort du mot). Passer de l’avoir à l’être.
Une devise : « Les autres avant moi »
Une attitude : Prêt(e) à donner
Dans Sa Passion, Jésus ira jusqu’à se faire Pain, pour tout donner et se donner : « Ceci est mon Corps, livré pour vous »

 

Et toi, aujourd’hui pour être prêtre, à quelle pauvreté,
quel passage, le Seigneur t’invite ?

 

Être prophète, c’est être chaste ! Pour vaincre la 2ème tentation, celle du « paraître ». Sortir du mensonge, de la vanité, de l’illusion de toute puissance. M’appuyer sur sa seule Promesse.
Une devise : La vérité comme liberté
Une attitude : prêt(e) à souffrir

 

« Fais le prophète, dis-nous qui t’a frappé ! ». Dans sa Passion Jésus « ne fait pas le prophète » ! Il EST prophète ! Quel qu’en soit le prix il ira jusqu’au bout de la confiance et ne  descendra pas de la Croix ! Une seule prophétie : l’Amour !

 

Et toi, aujourd’hui pour être prophète, à quelle chasteté,
quel passage le Seigneur t’invite ?

Être Roi, c’est être obéissant ! Pour vaincre la 3ème tentation, celle de « l’orgueil ». Sortir de l’indépendance, de l’autosuffisance, de toute forme de domination. Mourir à moi-même


Une devise : « A genou, aux pieds de mes frères »
Une attitude : prêt(e) à servir
Jésus déclare à Pilate : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » et à genoux, il lave les pieds de ses disciples...même de Judas... Besogne confiée au dernier des esclaves.

 

Et toi, aujourd’hui pour être roi, à quelle obéissance,
quel passage, le Seigneur t’invite ?

 

Le démon m’attaque, comme il avait attaqué Jésus : « Si tu es fils de Dieu... » Jésus répond par ses actes et par sa vie, avec force : « Je suis Fils de Dieu... » Et moi ?...
Être prêt(e) à donner, à souffrir, à aimer, c’est une question de foi : je crois que je suis fils, fille, donc je crois au « centuple », je crois à la victoire, je crois à la « couronne de gloire ».
Etre fils, fille...
Une devise : « Blessé(e), je ne cesserai d’aimer »
Une attitude : prêt(e) à aimer

 

Bonne semaine sainte ! Bonne fête de Pâques ! Bon « Passage » !

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 06:18

Comment le chrétien dit-il « non » concrètement à Satan,
dans sa vie de tous les jours ?

 

 

    Quand tu lis dans Hébreux 3, au verset 13 : « Exhortez- vous les uns les autres chaque jour, afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché... », alors tu comprends
qu’il faut s’encourager les uns les autres, dans l’amour, avec l’autorité et la fermeté de la Parole.

 

    Qu’est-ce qu’une vie fraternelle dans l’ordre de saint François, sinon s’entraider et se corriger parfois fraternellement, en faisant sienne la parole de l’Esprit-Saint ? Toujours dans Hébreux, versets 7 à 9 : « Aujourd’hui, n’endurcissez pas vos cœurs comme au temps de l’exaspération — Au jour de la mise à l’épreuve dans le désert — Où vos pères me mirent à l’épreuve en cherchant à me sonder. » S’ils étaient révoltés, ces hébreux, c’est qu’ils avaient été attirés par le péché, et à cause de cela ils furent séduits.

 

    Un chrétien attiré par le péché, qui a de la rébellion contre Dieu, est séduit. C’est un chrétien aveuglé sur sa propre condition. Il croit qu’il est droit et juste alors même qu’il est dans l’erreur, complètement, ou partiellement. C’est aussi un chrétien qui a tendance à se croire infaillible. C’est un signe de séduction important, un chrétien qu’on ne peut jamais persuader, qui a toujours raison, qui est catégorique, péremptoire, qui s’emporte et est incapable d’écouter Dieu, d’écouter ses frères, de prendre du temps et du recul. Celui qui parle tout le temps est en très grand danger d’être séduit. Il va être tout le temps en train de s’affirmer, de parler de lui plutôt que de se taire. Dieu, qui peut se servir de
quelqu’un pour lui dire son manque de capacité à écouter, peut être rejeté, soit à travers le visage d’un confrère, soit celui d’un supérieur. Ainsi l’âme séduite manifeste-t-elle des signes
d’orgueil spirituel.

 

L’autre défi du chrétien est de combattre l’attrait pour les richesses matérielles. Dans Mat. 13, verset 12, Jésus dit : « Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole de Dieu, mais en qui les soucis du siècle, la séduction des richesses, étouffent la parole et la rendent infructueuse. »

Sera-t-on un vrai chrétien engagé si dans son cœur résident des restes d’amour pour les richesses, ou bien l’attrait des convoitises de ce monde ou les soucis de la vie ? Si les soucis du monde dominent le chrétien au point de le bloquer spirituellement, sans doute est-il l’objet de la séduction de l’ennemi ?


La convoitise, l’orgueil et la vie matérialiste ne viennent pas du Père. Si le chrétien aime trop le monde, il est séduit. Dire « non » au monde — y être mais ne pas en être — c’est dire
« non » à Satan, très concrètement.

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