blog de la fraternité Saint François
Benoit XVI accorde aux prêtres et aux fidèles une indulgence plénière pour l'année du sacerdoce (19 juin 2009-19 juin
2010)
Pour en bénéficier, il suffit pour les prêtres, repentis de tout leur coeur:
_de prier un jour laudes et vêpres devant le Saint Sacrement, exposé ou dans le tabernacle
_de célébrer les sacrements, particulièrement celui de la confession
_ils pourront en faire bénéficier leurs confrères défunts en se confessant, communiant et en priant aux intentions du Saint Père. Ils pourront aussi leurs faire profiter d'indulgence
partielle chaque fois qu'ils réciteront les prières appropriées menant à une vie sainte et qu'ils accompliront les offices qui leur sont confiés
pour les fidèles repentis de tout leur coeur:
_d'assister dans une église ou un oratoire à une messe et de prier pour les prêtres de l'Eglise de Jésus Christ, prêtre souverain et éternel.et d'accomplir le même jour une bonne
oeuvre, de s'être confessé, et de prier aux intentions du Saint Père les jours d'ouverture et de cloture de l'année sacerdotale, le jour du 150 ieme anniversaire de la mort de St Jean Marie
Vianney (le 4 aout), les premiers jeudis du mois ou tout autre jour prévu par les Ordinaire des lieux pour l'utilité des fidèles.
sur l'indulgence voici un extrait d'une constitution apostolique de Paul Vi (Indugentiarum doctrina) disponible en entier ici:
Que puissent demeurer et que de fait demeurent souvent des peines à subir ou des restes des péchés à purifier, même après que la faute ait déjà été remise , c’est ce que montre bien la doctrine du purgatoire : c’est là en effet que les âmes des défunts qui " sont morts vraiment repentis dans la charité de Dieu, avant d’avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence pour ce qu’ils ont commis ou omis ", sont purifiées après la mort par des peines purgatives.
(…)
Dans
l’indulgence, en effet, usant de son pouvoir de ministre de la rédemption du Christ Seigneur, l’Église non seulement prie, mais avec autorité, elle étend au fidèle bien disposé le trésor des
satisfactions du Christ et des saints, pour la rémission de la peine temporelle
on peut aussi voir l'audience de JPII (1999) : le don de l'indulgence
extrait:
A première vue, parler de peines après le pardon sacramentel pourrait sembler peu cohérent. Cependant, l'Ancien Testament nous
démontre qu'il est normal de subir des peines réparatrices après le pardon. En effet, Dieu, après s'être autodéfini "Dieu de tendresse et de pitié [...] qui tolère faute, transgression et péché",
ajoute: "mais ne laisse rien impuni" (Ex 34, 6-7). Dans le deuxième livre de Samuel, l'humble confession du roi David faite après son grave péché lui obtient le
pardon de Dieu (cf. 2 S 12, 13), mais non la supression du châtiment annoncé (cf. ibid., 12, 11; 16, 21). L'amour paternel de Dieu n'exclut pas le châtiment, même si celui-ci
doit toujours être compris au sein d'une justice miséricordieuse qui rétablit l'ordre enfreint en fonction du bien même de l'homme (cf. He 12, 4-11).
Dans ce contexte, la peine temporelle exprime la condition de souffrance de celui qui, bien que réconcilié avec Dieu, est encore marqué par ces "résidus" du péché, qui ne le rendent pas
totalement ouvert à la grâce. Précisément en vue de la guérison complète, le pécheur est appelé à entreprendre un chemin de purification vers la plénitude de l'amour.
Sur ce chemin, la miséricorde de Dieu vient à la rencontre du pécheur grâce à des aides particulières. Cette même peine temporelle remplit une fonction "médicinale" dans la mesure où l'homme se
laisse interpeller pour se convertir profondément..
(…)