Le 6 septembre, le Pape ira visiter Viterbe où est né le conclave (qui permet d'élire les papes) et aussi Bagnoreggio, ville où est né St Bonaventure au début du XIII
ème siècle.
C'est un peu comme un retour aux sources puisque, quand il était étudiant, il a écrit une thèse sur St Bonaventure et sa théologie de l'histoire.
En parlant de cette thèse, quelques années avant d'être élu Pape, il en disait :
" je découvris un aspect de la théologie de Bonaventure inconnu dans la littérature antérieure : son rapport à l'idée nouvelle d'histoire conçue par Joachim de Flore au 12e siècle. Joachim
entendait l'histoire comme une progression depuis la période du Père (un temps difficile pour les êtres humains soumis à la loi), jusqu'à une seconde période de l'histoire, celle du Fils (avec plus
de liberté, plus d'ouverture, plus de fraternité), et une troisième période de l'histoire, la période finale de l'histoire, le temps de l'Esprit Saint.
Selon Joachim, ce dernier temps serait un temps de réconciliation universelle, réconciliation entre l'est et l'ouest, entre chrétiens et juifs, un temps sans la loi (au sens paulinien), un temps de
réelle fraternité dans le monde.
L'idée intéressante que je découvris était qu'il existait chez les Franciscains un courant significatif, qui était convaincu que saint François d'Assise et l'ordre franciscain marquaient le début
de cette troisième période de l'histoire, et que leur ambition était de l'actualiser ; Bonaventure maintint un dialogue critique avec ce courant."
Autre point étudié dans la thèse :
Bonaventure, condamnait le concept de l'éternité du monde avec un retour cyclique des évènements (défendu par la philosophie "classique" qui oublie la présence d'un "acteur divin"). En revanche, il
défendait l'idée que l'histoire était une succession, unique et guidée, d'événements qui ne reviendraient jamais, mais pouvant aboutir à une conclusion.
pour plus de précisions
via Zenit